Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 17:57
Au début d’un certain nombre de mes relations , je me suis souvent fait la remarque entre deux bisous particulièrement enthousiastes que j’avais jamais été aussi heureux de ma vie , que cette fois tout était génial , et je me suis même surpris un certain nombre de fois a me dire que ma vie de séducteur était derrière moi .
 
C’est fou ce que deux bisous enflammés peuvent inspirer comme réflexions saugrenues .
 
Dans les faits , j’ai n’ai malheureusement que trop souvent pu arriver au constat que faisait Jude Law , dans l’excellent film « Alfie » , lorsqu’il évoquait la théorie du « oh oh » . Cette théorie était que dans toute relation compromise des le départ (soit 99,9% des cas , approximativement) , il existait une première période d’euphorie pendant laquelle tralala la vie est rose , quand soudain intervient le truc , la connerie , la tuile qui va faire que sans que dans l’immédiat se soit franchement dramatique (quoique) , la relation est définitivement bel est bien foutue .
 
Le oh oh intervenant rarement (moins de 0,01% des cas) au delà d’un mois de joyeux couple . Ca , c’était une réflexion plus personnelle .
 
La séduction étant ce qu’elle est , soit un mensonge éhonté sur notre personnalité pas toujours reluisante , tout le monde tente pour séduire de montrer une image positive de soit , un « soit » parfait qui s’il permettra de séduire l’être convoité , sera également la cause d’une rupture aussi violente qu’un essai nucléaire en Corée du Nord lorsque l’image positive aura fondu comme neige au soleil .
 
Et que le pas reluisant du tout sera apparu dans toute sa splendeur , enfin , façon de parler .
 
Dans les faits , il faut bien dire que mecs et filles ne sont pas synchrones . Au registre des théories foireuses , j’aimerais vous en présenter une plus personnelle que j’ai assez souvent constaté dans les faits , malheureusement parfois a titre personnel . Projo , Thierry ! Merci .
 
 

Bien , sur ce schéma , nous avons en bleu les sentiments d’un mec envers sa copine , en rouge les sentiments de la copine pour son mec , et en noir la frontière entre quand ils s’aiment et quand ils se haïssent et jettent des casseroles au visage (enfin , a la fin de la relation , rares sont celles commençant sur ça , les cas des masochistes faisant l’objet d’une autre étude plus tard) .
 
Ok , j’ai un faible pour les présentations du Pr Burp du génial Gotlib .
 
Plusieurs constats s’imposent , en dehors du fait que oui j’ai utilisé paint et que non , je n’ai pas la maladie de Parkinson . Les mecs aiment souvent leur copine beaucoup plus vite et plus fort que ces dernières , mais non seulement cela ne dure pas , mais en plus ceux ci arrivent aussi beaucoup plus vite a l’étape « ce(tte) con(ne) me lourde » .
 
Pour amèrement le regretter par la suite quand « la conne qui le lourde » a décidé de se séparer du lourdaud qui est con .
 
Les ruptures sont enfin une angoisse perpétuelle , pour la simple bonne raison qu’alors que celle ci était imminente , et que le mec n’a généralement pas su profiter de la période ou il ne supporte plus sa copine pour débarrasser le plancher comme il se doit , le mec finalement ne supporte pas de constater que sa copine , lassée du désamour de son conjoint , décide d’en faire autant .
 
Le chapitre amour se clôt généralement la , au profit du chapitre casseroles ou avocats , selon l’age du couple .
 
Pour résumer : l’amour , ça n’est rien que 2 courbes qui se croisent une fois ou deux , alors qu’on arrête de me bassiner avec ça et dire que j’y connais rien . Bonsoir .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
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