Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 15:43
Je vaquais joyeusement à mes occupations habituelles (me faire plumer au poker en ligne , rigoler avec mes contacts en ligne , de temps à autre penser à reprendre le type que j’ai laissé en attente pour lui répondre que finalement je ne peux rien pour lui -je suis à mon boulot-) , lorsque je recevais un appel légèrement différent de mes habituels , c’est à dire que pour une fois , je n’avais pas au bout de la ligne un boulet s’interrogeant sur la possibilité d’avoir un rdv avec un ophtalmo de préférence dans la soirée aux alentours de 17h .

Ce que c’est jouissif de leur répondre -véridique- « oui , j’ai un rendez vous à 17h . En Mai … »

Donc disais-je , je recevais un appel dont l’objet , mon expérience du télémarketing me permettant d’en renifler la tonalité avec plus de célérité qu’un lycéen sortant d’une salle de cour après avoir entendu la sonnerie mettant fin à la mini interrogation orale improvisée , m’intéressait au plus haut point .

Aussi , pour une fois et contrairement a la consigne de raccrocher violemment au nez des mes aimables interlocuteurs en pareil cas , je décidais de prolonger l’appel .

« Bonjour , je suis bien au cabinet du Dr de Bourgeoisie ?

Certains noms ont étés modifiés pour les besoins du texte .
Et pour la pérennité de mon emploi , aussi .

« Oui , c’est lui même » .

Le poker commence a me porter un préjudice terrible .

« Bonjour , Mlle Sandrine de l’institut de sondage X , je souhaite prendre quelques unes de vos précieuses minutes (pff , flatterie lamentable) pour vous interroger sur l’actualité politique . »

Histoire d’être crédible , je prenais une voix légèrement exaspérée , courroucée et empreinte de supériorité .
C’est fou comme je vois les médecins comme des gens sympathiques .

« Bien , mais vite s’il vous plait .
- d’accord , donc j’aimerais vous demander si vous êtes sur une échelle de 0 à 10 sur d’aller voter ou pas . »

C’est quoi cette question ? Non mais sérieux , elle ferait quoi de mon information si je lui disais 6,75 divisé par la racine de pi ?

« Disons 10 .
- Bien , je dois vous demander si vous êtes médecin généraliste ou spécialisé ? »

(Elle ne veut pas savoir non plus si je suis gaucher ou droitier ?)

- Spécialisé » , disais je , sèchement , commençant à faire le médecin impatienté et sur le point de faire appel à son avocat .

C’est ainsi que l’on nourrit les clichés sur les corporations professionnelles …

« Monsieur , je vais vous citer les candidats au premier tour , je souhaite savoir pour lequel vous voteriez . Je commence : Mme Laguiller , Mme Buffet , Mme Voynet , Mr Besan…
- Je compte voter Mme Royal .
- Je suis désolée , mais je dois obligatoirement vous citer tous les candidats avant de recueillir votre réponse … donc , Mr Besancenot , Mr Dupont-Aignan , Mr ….

Une dizaine de bâillements plus tard .

- … , donc pour qui voteriez vous ?
- je vous l’ait dit , je voterais pour Mme Royal . »

A ce moment là de l’appel , je réalise que le sondage auquel je participe me semble peu objectif , puisque se déroulant 2h avant une émission pouvant influencer quelque peu l’opinion , du moins de façon infiniment plus nette que par exemple un débat sur Arte entre , au hasard , Dominique Voynet et Nicolas Dupont Aignan .

Aux dernières nouvelles , ces deux là sont crédités de 2% des intentions de vote .
En les additionnant .

- Mais dites moi , ce sondage paraitra quand ?
- Je ne peux répondre concrètement à votre demande monsieur . J’ai une dernière question à vous poser , le traitement du dossier de la santé par le gouvernement actuel est il responsable de votre décision actuelle de vote ?
- Vous voulez dire , en dehors du fait que les mesures relatives au médecin traitant m’ont couté ma nouvelle Ferrari ?

Son hésitation presque palpable me montrait que j’avais peut-être un peu abusé du cliché .

Bref , ne reste plus qu’à surveiller les prochains sondages , et surtout , voir quel candidat va se lancer dans une promesse électorale du type « permettre aux médecins spécialistes d’acquérir une nouvelle Ferrari » .

Les paris sont lancés …

Ps : je me suis juré de ne pas parler de politique sur ce blog , dont ce n’est absolument pas la vocation , bien que certaines de mes saillies comparatives ne laissent guère de doute sur mon opinion politique . C’est pourquoi je ferais un autre post aujourd’hui , et surtout que je vous incite a débattre de politique avec moi par exemple et plutôt sur un site comme sarkostique.over-blog.com …

Jetez un coup d’œil aux commentaires sur ce site , les commentaires du « Petit Nico » sautent facilement à l’œil nu .

Faut bien avouer que je suis le seul a faire des paragraphes de 2 lignes et laisser des espaces devant les virgules .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /Oct /2006 17:50
"Au fait , tu pars quand ?" demanda soudainement ma douce et inquiète maman .

Évidemment . Je pensais avoir noyé le poisson en parlant de l'idiot qui m'appelle a 22H58 pour me dire que ses WC sont bouchés , en parlant de la colloc et de mon abominable canapé que je menaçais de flanquer par la fenêtre si je devais dormir fut ce une nuit supplémentaire dessus (j'annonce qu'après le 14 Rue Palaprat , c'est le 9 place Esquirol qu'il vaut mieux prendre au large) , mais je ne pensais pas qu'elle se souvenait que j'avais évoqué l'idée de partir a Barcelone de nuit , soit vers 3H du matin (donc après 1h de sommeil , mais la n'est pas la question) .

"Je pars demain matin en fin de matinée ."

... Il faut savoir ménager les nerfs de l'autorité parentale .

(...)

J’arrivais vers 7h du matin a Barcelone , tout content d‘avoir bien roulé et d‘être une heure trente en avance sur l’heure de rdv planifiée avec Carole . J’ai eut cependant une soudaine impression de mal être quand l’autoroute se divisait en plusieurs déconcertantes voies rapides aux appellations mystifiantes , et que je constatais que le cauchemar de l’embouteillage de la place de la Concorde a Paris quelques années plus tôt risquait fort de laisser la place a un beaucoup plus actualisé .

Et j’étais encore a 20km du centre . A raison de 20 mètres par minutes , j’ai senti que tout n’allait peut être pas aussi simple qu’initialement envisagé .

Question d’habitude , pour un Nico du moins .

Logiquement , j’avais la veille imprimé a mon boulot un plan de Barcelone , me doutant qu’il ne serait peut être pas aussi facile de s’y repérer qu’a Oradour sur Glane (y’a un truc : les Allemands y ont fait un « détour » en 44 , forcément après les problèmes de circulation y étaient réglés .) . Seul hic : j’avais eut cette brillante idée a 22H59 , et j’avais imprimé le plan a la va vite sur Mappy .

Une horreur . Je me suis ruiné mes yeux déjà fatigués par 4h de conduite noctambule a déchiffrer le plan que par un sombre coup du sort l’ordinateur avait déformé , un peu comme s’il avait du l’imprimer en 3 dimensions . Rajoutez a cela la conduite a l’aveuglette dans une Métropole défiant les réseaux routiers de Los Angeles (en exagérant a peine) , et des sueurs froides m’inondant le front a chaque nouvelle bifurcation , et vous obtenez un Nico plutôt a cran en train de hurler dans sa voiture « Mais comment ais je pu oublier que se serait l’heure de pointe ! Mais comment ! » et des Espagnols qui s’empressent de s’éloigner de cette voiture rouge menaçant de réinventer les règles et protagonistes de la corrida .

Lorsque aux alentours de 8h30 je passais devant une station de métro portant le même nom que mon hôtel , je jetais désespérément ma voiture d’un coup de volant honteux et contestable , comme sembla l’indiquer la main serrée et revendicative du conducteur a qui j’avais ainsi coupé la route , dans la première entrée de parking que je trouvais , et sortait de cet enfer roulant les jambes moites et le front flagellant .

Je sais que cela ne se dit pas mais je ne veux pas qu’on m’accuse d’avoir toujours les mêmes expressions .

(...)

Carole ne pouvait pas dormir avec moi le soir venu , mais elle s’excusa de façon si mignonne de ce petit désagrément , en me promettant de venir me rejoindre le lendemain matin a la première heure (7h , relisez mon blog quelques mois plus tôt et vous comprendrez les affres par lesquelles je passe quand je tiens a quelqu’un) .

Et dans ce cas le Nico se met en mode « inconscient on » , et tout a l’envie de faire plaisir a sa douce et jolie copine , lui dit inconsciemment « non , demain c’est moi qui vient te chercher en voiture en bas de chez toi » .

Il m’arrive malheureusement très souvent d’oublier d’éteindre ce très dommageable mode de fonctionnement .

(...)

J’étais réveillé le lendemain noctambule (je ne peux me résoudre a parler de matin pour une heure aussi noire que 7h) par le veilleur de nuit a qui j’avais la veille en rentrant demandé dans un pathétique baragouinage espagnol de me réveiller , me doutant que quelques heures de sommeil me feraient juste pour me réveiller par moi même .

En réveil automatique , Carole ne m’aurait pas vu débarquer avant 15h du matin . Environ .

Tout en tentant de comprendre pourquoi une de mes paupières restait coincée en position fermée , je prenais la direction du parking ou j’avais abandonné la 306 la veille . Et c’est également a ce moment la que j’ai compris que le parking n’était pas du tout un parking public , mais le parking d’un centre commercial qui vu ses tarifs lamentablement prohibitifs doit correspondre a un Fauchon Barcelonais .

A 3 euros de l’heure , je n’ai pas d’autre explication .

Avant de partir , j’avais eu cette fois la prévoyance de regarder mon itinéraire sur une carte , une vraie , et j’eus même la démarche hallucinament intelligente -lorsqu’on sait qu’il s’agit de moi- d’emmener la carte avec moi .

Les filles me rendent moins con , a moins que ce soit les matinées . Faut voir ...

Tout allait bien . Je roulais tranquillement , la circulation était inexistante , j’allais retrouver ma Carole , j’étais content . Bien sur , cette avenue m’avait semblé moins longue sur la carte et il m’avait bien semblé qu’elle avait la forme d’une courbe et non d’une droite rectili...

« Merde , ou je suis la ? »

je décidais de m’arrêter pour contrôler mon itinéraire , mais manque de bol , tout les feux passaient au vert sitôt que je m’en approchais , et une circulation commençant a devenir plutôt dense m’empêchait de faire un arrêt éclair .

Je commençais a respirer moins bien , d’un coup .

Après avoir roulé un quart d’heure dans une direction qui me semblait de toute évidence tout , sauf celle que je voulais originalement prendre (a tout les sens du terme) , je commençais a nouveau a hurler dans ma voiture , a me traiter de « mais quel con ! C’était pas compliqué pourtant ! Une bifurcation en tout et pour tout et tu la rates ! Crétin ! Pauvre naze ! » .

Les passants a qui je demandais mon chemin ont hésité a s’approcher de ma voiture quand je les invectivais ...

L’enfer . Je tournais a droite , a gauche , jamais de façon cohérente ; chaque fois qu’une direction me semblait la bonne , des travaux ou un sens interdit m’en bloquaient l’accès ; la circulation augmentait de plus en plus , j’avais l’impression d’être un bateau naviguant dans une  rivière de plus en plus a sec , et je voyais le moment ou je me retrouverais aussi immobilisé par le trafic qu’un sénateur réélu 3 fois a son siège .

Lorsque a 8H30 , exténué , a bout de nerf , sans voix , je tombais dans les bras de Carole qui avait fait le déplacement jusqu’a une place ou j’avais finalement échoué , je m’excusais en ces termes :

« Je suis désolé Carole , avec moi les meilleures intentions aboutissent le plus souvent sur des désastres finis ... »

Encore une fois , rien de très nouveau cependant au Nicoland .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /Oct /2006 17:49

Cela a commencé a Calicéo .

Elle était la , a m’accompagner dans son maillot de bain qui sans doute dissimulait certaines de ses divines formes au regard des autres , mais qui ne pouvait , le pauvre , pas grand-chose contre mes yeux qui le transperçait , moi qui m’étais promis de n’avoir aucune velléité autre que amicale pour elle , pour achever de vaincre ses dernières réticences a venir .

En même temps , je ne pouvais pas prévoir que c’était mon fantasme qui débarquerait de ce train .

Je me suis retenu toute la journée d’avoir le moindre geste qui puisse être considéré comme équivoque , mais il y’eut tout de même ce moment ou je l’attirais contre moi alors que nous nous baignions , et me plaçant derrière elle , je lui massais la nuque d’une main tandis que de l’autre je la retenais par la taille contre moi . Ce fut la première fois que je la collais de près , mais ces quelques secondes avaient suffi a créer une dépendance .

Arrêter la cigarette serait d’une facilité déconcertante a coté de cette dernière .

(…)

Je l’ai embrassé sur ce banc , sur les bords de la Garonne . Quelques dernières réticences la retenait , mais je savais que de toute façon , il était déjà trop tard a ce moment la pour que je puisse -fut ce un bref instant- envisager de passer a coté d’une histoire avec elle . Je ne voulais même pas baiser , coucher , « niquer » avec elle .

Tout ce que je voulais , c’était faire l’amour avec elle .

Alors que nous rentrions main dans la main chez moi , mon rythme cardiaque s’accélérait a en donner une crise cardiaque a un coureur marathonien chevronné , tellement heureux d’être avec elle , et en même temps déjà triste a l’idée qu’elle reparte le lendemain .

Je n’ai jamais nié cette infernale tendance a voir ce foutu verre a moitié vide .

Je ne sais plus comment ça a commencé . Elle a du me laisser voir son cou une fois de trop , et j’ai voulu l’y embrasser , sans savoir ensuite m’arrêter . L’oreille droite allait subir le même sort , et ayant horreur de faire des jaloux , j’allais très rapidement jeter un coup d’œil du coté de la gauche .

Et un petit coup de langue , aussi .

Ce sont des moments ou le temps galope lorsque l’on croit que qu’il s’est brusquement arrêté . Chacun de ses vêtements qui s’ôtaient semblaient prendre des années a atterrir a l’un ou l’autre recoin de ma pièce , jamais très loin toutefois de l’endroit ou l’un ou l’autre de mes propres vêtements avait déjà atterrit .

Son soutien gorge ne m’opposa qu’une pale résistance , mais j’ai passé des années a m’entraîner a l’enlever d’une main sans que l’autre sans aperçoive .

On obtient beaucoup de ce genre de petit talent .

Comme toute fille qui se respecte , elle n’aimait pas ses seins . Je les adorais du moment ou il s’offraient a ma vue . J’ai souvent du mal a refréner un petit rire au moment ou j’approche pour la première fois ma main de ces derniers , me souvenant de ce film ou un « novice » se faisait expliquer qu’il n’était pas franchement recommandé de les malaxer façon pâte a modeler .

Personnellement , ma préférence irait pour de simples effleurements de la main droite du sein droit pendant que j’embrasse de mes lèvres chaque centimètre du gauche .

Et vice versa .

Arrivé a ce stade , j’étais au comble d’une excitation qui ne pourrait trouver son terme que quand je lui aurais enfin fait l’amour , mais ce corps aux formes si parfaites ne méritait pas le moindre acte bâclé , et je voulais passer suffisamment de temps a la regarder , si parfaite dans ses moindres détails .

Quitte a ce que mon érection chaque minute plus violente me fasse horriblement souffrir . C’est douloureux en activité ces machins la , si si !

Je me plaçais derrière elle . Il est parait-il est plus conventionnel pour une première fois de commencer face a celle que l’on va pénétrer , mais elle , je voulais que mes lèvres puissent continuer a lui sucer son cou , les oreilles , passer mes mains sur ses hanches , sur ses jambes si fines , pendant qu’enfin je la pénétrerais .

Cela arriva , enfin ou déjà .

Au moment ou je venais pour la première fois en elle , j’allais doucement , sachant qu’il n’est jamais agréable pour une fille d’être pénétré pour la première fois comme s’il s’agissait de la dixième . Et puis aller doucement procure un plaisir certes infime a ce que peuvent procurer des poussées plus brutales , mais au point de vue des émotions , l’on en viendrait a murmurer vite des mots d’amour .

Quitte a retarder les poussées brutales pour quelques minutes plus tard .

A chaque mouvement de mes reins et des siens , je ne me lassais pas de la regarder , et je le concède , de faire comme tout bon mec obnubilé par l’acte , de me regarder aller et venir en elle . C’est toujours un spectacle excitant et fascinant , et cela me rappelle toujours le « petit Nico » quelque peu frustré qui a 16 ans sur son lit se promettait en s’endormant qu’il aurait une pensée pour lui même quand il ferait , enfin , l’amour .

J’ai respecté ma promesse , « Nico » .

Beaucoup de filles se demandent , de la même manière que nous les mecs mais pas forcément dans les mêmes termes (toujours l’ignoble syndrome « alors heureuse ? » … je me suis a titre personnel fait un devoir de ne jamais poser la moindre question après avoir fait l’amour) , si elles sont « un bon coup , ou pas » .

Pour moi , la réponse a cette question est d’une simplicité remarquable .

Un bon coup est une fille qui malgré mon épuisement manifeste et le fait que je doive passer un examen le lendemain matin (c’est un exemple , bien sur) , me pousse a me réveiller dans mon sommeil pour veiller sur le sien , réveils mi rêves mi réalité , ou je l’embrasse dans le dos tout en passant ma main sur ce corps nu et brûlant couché contre de moi .

Je ne sais toujours pas comment j’ai laissé ce divin corps dormir pendant que j’allais a mon examen , ce sombre lendemain matin …

Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /Oct /2006 17:48

J’ai souvent souligné a quel point il existait selon moi plusieurs catégories de filles . Les premières , sont celles qui ne laissent pas un souvenir impérissable , particulièrement 30 secondes après leur avoir dit au revoir . Viennent ensuite celles qui me charment et avec qui je sors pour peu que j’en ai la possibilité .

C'est-à-dire une fois sur cent , approximativement .

Et il y’a les inaccessibles . Ces filles qui sont exactement ce que l’on pourrait passer une vie a rechercher , parfois a draguer mais bien évidemment toujours vainement , et a côté desquelles je passe généralement en évitant d’attarder trop mon regard pour éviter de souffrir en me disant que de toute façon , je n’aurais aucune chance .

Le réalisme évite souvent de sombres râteaux .

(...)

Alors que j’en étais a la 20eme relecture -et le sourire aux lèvres- de l’article plutôt bienveillant qu’avait écrit Nina sur notre sulfureux week-end , je remarquais un commentaire d’une de ces lectrices : « J'veux le même week end ! Ca fait trop longtemps que ça ne m'est pas arrivé ! S’il était aussi bon au pieu que galant ... tu me donne son msn...! » .

En moins de temps qu’il n’en faut a un hypocondriaque extrémiste pour avaler son premier médicament de la journée , je l’avais dors et déjà rajoutée dans la liste de mes contacts .

Chose étonnante , je fus choqué par notre première discution . Elle avait visiblement le sentiment que j’étais un type enchaînant les filles de la même manière que je bois du coca-cola (une dizaine de canettes a moitié pleines traînent un peu partout dans mon chez moi) , c'est-à-dire sans l’once d’un sentiment et en allant directement a l’essentiel .

De ses propos , je me vis l’espace d’une rêverie transformé en spermatozoïde sur pattes .

Il est possible que je sois sorti effectivement avec un certain nombre de filles , mais j’ai horreur de l’image de tombeur . C’est vrai ! Etant doté d’un manque d’assurance Niagara Fallsiens , je me retiens , chaque fois que je drague une fille , de partir en courant , et prie pour qu’elle ne relève pas trop l’effroyable nervosité qui me ronge .

Le tombeur n’a selon moi pas ce genre d’attitude . C’est une opinion .

Aussi essayais je rapidement de rectifier cette piètre image qu’elle pouvait se faire de moi , au point que vexé dans mon estime personnelle , je me mettais en tête qu’avec elle , ma seule priorité serait d’être un type bien , quitte a ne pas sortir avec elle si la possibilité se présentait .

Je lui ai même proposé de lui payer l’hôtel pour lui éviter de dormir en ma dangereuse compagnie lorsque l’idée de sa venue fit son chemin .

(…)

Mardi matin .

Je me réveillais en sursaut a 8h du matin , la chanson que j’avais programmé en réveil déchirant la pièce , mes tympans , et probablement et comme toujours , ceux de mes voisins . Une fois constaté que mon agonie n’était pas si violente que ça , je me mettais en devoir de ranger mon appartement , afin de faire bonne impression a mon invitée .

Elle ne saura jamais , du moins jusqu'à ce qu’elle lise ses lignes , a quel point le sol d’une salle de bain puisse être dégueulasse dans l’appartement d’un Nico .

Je ne l’avais même pas vu sur photo plus grande qu’un timbre post . Aussi , et alors que je me dirigeais vers la gare , je cherchais les différentes excuses politiquement correctes que je pourrais lui sortir en temps voulu , au cas somme toute envisageable ou j’aurais affaire a une copie conforme d’Yvette Urner .

J’aurais cité Sevran pour peu qu’il ressemble un peu plus a une fille .

« Glubs » . Jamais de ma vie me suis-je senti aussi minable qu’en cette seconde la , cette fameuse seconde ou j’ai compris que c’était elle .

Pour le coup , s’il y’avait un thon dans l’assistance , c’était bien moi .

Cette fille était la perfection incarnée . Rimbaud l’eusse t’il vu qu’il aurait cessé dans l’instant ses pédérasteries (regarder les inconnus pour confirmation de l’existence de ce terme puis jouez au Scrabble : vous allez faire un malheur) . Cette fille était la perfection incarnée donc , disais je : brune , un peu plus petite que moi , un visage angélique , des yeux de biche , et une peau d’une tendresse si apparente qu’il me fut difficile de ne pas la mordre au moment de lui faire la bise .

C’eut été du plus mauvais effet , vous en conviendrez .

Je l’emmenais prendre un petit déjeuner place du Capitole . Puis un verre place St Sernin . Et l’entraînais a Caliceo , ou je mourrais de la voir dans un maillot de bain qui aurait il été transparent ne m’aurait pas permis d’admirer plus ses admirables lignes , sur lesquelles je tentais de ne pas trop m’appesantir .

Déjà que j’avais une difficulté monstre a ne pas me sentir a l’étroit dans mon maillot de bain …

Nous allions ensuite nous attarder a mon salon de thé , ou je passais plus de temps a boire ses paroles qu’a goutter mon pourtant divin crumble aux pommes . Et toujours cette petite voix dans ma tête qui me disait « Oublie , tu n’as aucune chance … » .

Et puis nous prenions la direction des berges de la Garonne , ou nous nous étonnions du manque de fréquentation de ses dernières , déduisant que les Toulousains n’avaient qu’un penchant immodérément modéré pour le soleil .

Au bout de 15 minutes a transpirer comme des couillons , nous allions rejoindre les Toulousains qui avaient brillement choisi de rester a l’ombre …

J’était la , sur ce banc , avec sa tête sur mes genoux , l’envie folle de l’embrasser , d’enfin sentir sa peau contre la mienne , de sentir son odeur , faire subir un sort a ses oreilles et pourquoi pas son cou …

J’ai tenu 30 secondes avant de l’embrasser .

Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 17:57
Au début d’un certain nombre de mes relations , je me suis souvent fait la remarque entre deux bisous particulièrement enthousiastes que j’avais jamais été aussi heureux de ma vie , que cette fois tout était génial , et je me suis même surpris un certain nombre de fois a me dire que ma vie de séducteur était derrière moi .
 
C’est fou ce que deux bisous enflammés peuvent inspirer comme réflexions saugrenues .
 
Dans les faits , j’ai n’ai malheureusement que trop souvent pu arriver au constat que faisait Jude Law , dans l’excellent film « Alfie » , lorsqu’il évoquait la théorie du « oh oh » . Cette théorie était que dans toute relation compromise des le départ (soit 99,9% des cas , approximativement) , il existait une première période d’euphorie pendant laquelle tralala la vie est rose , quand soudain intervient le truc , la connerie , la tuile qui va faire que sans que dans l’immédiat se soit franchement dramatique (quoique) , la relation est définitivement bel est bien foutue .
 
Le oh oh intervenant rarement (moins de 0,01% des cas) au delà d’un mois de joyeux couple . Ca , c’était une réflexion plus personnelle .
 
La séduction étant ce qu’elle est , soit un mensonge éhonté sur notre personnalité pas toujours reluisante , tout le monde tente pour séduire de montrer une image positive de soit , un « soit » parfait qui s’il permettra de séduire l’être convoité , sera également la cause d’une rupture aussi violente qu’un essai nucléaire en Corée du Nord lorsque l’image positive aura fondu comme neige au soleil .
 
Et que le pas reluisant du tout sera apparu dans toute sa splendeur , enfin , façon de parler .
 
Dans les faits , il faut bien dire que mecs et filles ne sont pas synchrones . Au registre des théories foireuses , j’aimerais vous en présenter une plus personnelle que j’ai assez souvent constaté dans les faits , malheureusement parfois a titre personnel . Projo , Thierry ! Merci .
 
 

Bien , sur ce schéma , nous avons en bleu les sentiments d’un mec envers sa copine , en rouge les sentiments de la copine pour son mec , et en noir la frontière entre quand ils s’aiment et quand ils se haïssent et jettent des casseroles au visage (enfin , a la fin de la relation , rares sont celles commençant sur ça , les cas des masochistes faisant l’objet d’une autre étude plus tard) .
 
Ok , j’ai un faible pour les présentations du Pr Burp du génial Gotlib .
 
Plusieurs constats s’imposent , en dehors du fait que oui j’ai utilisé paint et que non , je n’ai pas la maladie de Parkinson . Les mecs aiment souvent leur copine beaucoup plus vite et plus fort que ces dernières , mais non seulement cela ne dure pas , mais en plus ceux ci arrivent aussi beaucoup plus vite a l’étape « ce(tte) con(ne) me lourde » .
 
Pour amèrement le regretter par la suite quand « la conne qui le lourde » a décidé de se séparer du lourdaud qui est con .
 
Les ruptures sont enfin une angoisse perpétuelle , pour la simple bonne raison qu’alors que celle ci était imminente , et que le mec n’a généralement pas su profiter de la période ou il ne supporte plus sa copine pour débarrasser le plancher comme il se doit , le mec finalement ne supporte pas de constater que sa copine , lassée du désamour de son conjoint , décide d’en faire autant .
 
Le chapitre amour se clôt généralement la , au profit du chapitre casseroles ou avocats , selon l’age du couple .
 
Pour résumer : l’amour , ça n’est rien que 2 courbes qui se croisent une fois ou deux , alors qu’on arrête de me bassiner avec ça et dire que j’y connais rien . Bonsoir .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 17:56

Il y’a quelques années de cela , un film , « baise moi » , avait déclenché une violente polémique au moment de sa sortie , parce qu’une bande de censeurs puritains et mal baisés dixit une presse virulente avaient jugé que certains passages du films risquaient de choquer la sensibilité des plus jeunes , ou sinon pour être plus précis risquait de provoquer l’érection en salle de tout male normalement constitué .

 
Ce qui revient somme toute au même .
 

Nombre de JT commencèrent leur journal sur cette « odieuse censure » , polémiquant sur le retour de l’ordre moral , de l’état crétin … pardon Chrétien , sur la fin des libertés individuelles et la mort de la démocratie et du monde libre . Nombre de caméras furent employées a filmer des quidams choqués non pas des images littéralement pornographiques qu’ils venaient de voir a l’écran , mais que ce film ne puisse plus être diffusé dans une salle a coté d’une autre dans laquelle serait projeté Bambi , le film venant d’être classé X et refoulé vers les SOESB (salles obscures des établissements spécialisés pour la branlette) .

 

En même temps , je n’ose imaginer la tête de l’enfant s’étant trompé de salle et constatant que Babar n’était pas le seul a avoir une grosse trompe .

 
(…)
 

J’ai réussi a me procurer le film . Enfin , je vais moi aussi savoir pourquoi la démocratie cessa d’exister ce jour de 2000 ou la censure implacable s’abatta sur ce pauvre petit film sans défense .

 
… Censeurs , je vous ai compris comme aurait dit De Gaulle …
 

Premier constat : la version que je me suis procurée est bien en français , mais un espagnol lubrique c’est amusé a traduire tout les dialogues de son odieuse voix aussi roque que celle d’un Dark Vador qui aurait attrapé un rhume carabiné .

 

Une horreur , j’ai hésité a mettre des boules quiès pendant tout le film .

 

Second constat : prêtez votre caméra a un petit garçon de 3 ans , faites lui boire pendant que sa mère a le dos tourné un biberon de Whisky Malt , et demandez lui de filmer un film pornographique crypté passant sur canal + . Vous sauriez alors a quoi peut ressembler la qualité de l’image de ce minable film .

 

Et vous sauriez aussi a quoi ressemble une plainte parentale pour attentat a la pudeur , aussi .

 

Troisième constat : le scénario est a l’originalité ce que Bernard Henry Levy est a la philosophie . C'est-à-dire le néant . Grosso modo , l’histoire est une vague reprise de Telma et Louise , que sont dans le film Nadine et Manu , et au lieu de se passer dans une contrée paumée des USA , le tout semble se passer dans la banlieue du Havre .

 

Je vous dis pas le désastre visuel du film . Je ne vous laisse que trop l’imaginer .

 

Enfin , je crois avoir compris ce qui avait pu choquer le censeur de 2000 . Personnellement , je m’étonne surtout que le film ait pu être diffusé plus de 5 minutes avant que quelqu’un ne s’offusque de la pornographicité des images . Personnellement , j’ai la mièvrerie de considérer qu’un film dont la moitié est consacrée a montrer en gros plan une bite rentrer dans un cul ne peut que difficilement être considéré comme érotique .

 

Pour avoir passé ma jeunesse devant le film de M6 du dimanche soir , je pense pouvoir dire que je parle en connaissance de cause .

 
Bref , et en conclusion , « Baise moi » :

- ne méritait pas d’être diffusé dans un cinéma grand public .

- aurait pu paraître choquant même pour un public averti (aux SOESB , cf plus haut)

- ne valait pas qu’on en parle plus de 2 minutes ailleurs qu’entre une pub pour couches recyclables et une pub pour les « jeunes qui tchatchent sur mobile » (9€55 hors tva par sms) .

 

Dernier point , je songe a mettre en notes de frais l’achat de boules quiès .

Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /Sep /2006 17:56
Monsieur , Madame .

Je compte par la présente lettre vous faire part de mon désir respectueusement lèche bottes de postuler au sein de votre blog , ce dernier étant de toute évidence le phénomène de diffusion des pensées le plus incroyablement réussi depuis l’invention de l’imprimerie par Gutenberg .

Je souhaite ardemment rejoindre l’équipe de vos chroniqueurs depuis le jour ou google me guida par hasard jusqu’à votre site , plus précisément sur une page contenant un dessin qui revisitait l’univers de St Exupery façon vingtenaires , ce qui je l’avoue m’arracha de violentes poussées de larmes alors que j’étais pris de spasmes de rires a rendre jalouse une hyène particulièrement ironique .

La tonalité , l’humour et je l’avoue la fréquentation de votre site ont achevé de me convaincre de postuler . Ah , j’oubliais l’anonymat obligatoire sur votre site , aussi .

Je suis intimement persuadé que je suis en mesure de répondre aux mieux aux attentes que vous pourriez avoir d’un nouveau chroniqueur : je suis jeune , la nature n’aurait pu me donner d’un physique plus avantageux qu’en me dotant de plus de mon minable mètre 74 . J’ai des lors un certain nombre de conquêtes a mon actif , ce qui permettra d’attirer sur votre site un nombre conséquent de puceaux en mal de méthodes de chasses et les si chaleureuses chiennes de garde et/ou membres  de « tous des connards » .

Enfin , je possède un humour cynique , un panel de comparaisons au moins aussi foireuses que celles de Nina , des histoires plutôt consternantes , des ex rancunières , je collectionne des râteaux assez fantastiques et des déconvenues pitoyables . Je suis donc modestement parfait pour le rôle de vingtenaires .

Je vous prie , monsieur , madame , d’agréer de mes suppliques désespérément désespérées et de m’embaucher en tant que vingtenaire , je suis prêt aux bassesses les plus grotesques et promesses les plus démago pour remporter cette élection .

Bien a vous .

Eric .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /Sep /2006 17:55
De l’incroyable quantité de défauts qui me caractérisent , il en est un qui a le don de pousser mes amis aux bords de l’angoisse , de la dépression nerveuse , du pot de nutella spécial Maxi 1Kg , voir même pour certains a l’inacceptable , comme la rupture d’amitié .

Je ne sais pas dire non .

C’est une angoisse . Je me retrouve souvent avec des milliers (prétentieux !) de rdv simultanés , auxquels je sais pertinemment qu’il me sera pas possible d’assurer une présence fut elle symbolique , mais ces rdv , je les accepte avec un enthousiasme toujours plus débordant qui donne l’impression a mes gentils interlocuteurs qu’ils viennent de me proposer un voyage dans les Antilles .

Quand dans ma tête se profite plutôt le plan galère type St Ouen .

Le drame reste que cette méchante tendance a m’opposer a la poupée de Polnareff ne se limite pas aux rdv , mais s’étend aussi a mes relations féminines . Et la c’est le drame . Imaginons un peu : une fille vous plait , mais elle vous dit qu’elle est vierge , part a Tombouctou s’installer dans la case de son fantasme qui l’y a invité , qu’elle a plein de maladies et qu’elle embrasse comme un pied (je caricature , c’est un exemple) .

L’homme normal aurait déjà pris ses jambes a son coup .

Mais moi ? Moi ?

Moi , je n’ai jamais su renoncer a une fille pour un prétexte aussi banal (ou compliqué , plutôt) soit il . Je sais pertinemment que ça ne marchera pas ? Je le tente . Quitte après a me retrouver dans une situation aussi inextricable que merdique . Surtout merdique en fait .

Lucie me plaisait . Beaucoup . La preuve , j’ai réussi a me motiver pour aller a des cours un vendredi soir a 18h30 rien que parce que ces petits yeux bruns , ces cheveux châtains et son sourire gentil m’avaient trotté dans la tête au moment ou je faisais mine de prendre une direction qui n’était pas franchement celle menant au fameux cours .

Disons même plutôt la direction opposée .

Mais alors que j’avais réussi a l’attirer devant une bière dans un bar a la sortie du cours , j’apprenais vite de la demoiselle qu’elle songeait a partir en Erasmus dans les 2 mois a venir , quelque part du coté de l’Irlande . Elle aurait tout aussi bien pu dire Tombouctou .

Et moi j’ai fait comme d’habitude . « pas grave , on verra » . Et suis sorti avec elle .

De la même manière qu’un nombre incroyable de Geeks reprochent a Windows de ne fonctionner normalement que sous un mode « sans échec » , j’ai également été livré a la naissance dans un mode « Désastre absolu » . J’hésite a dire s’il est l’exception ou la norme , il faut voir .

Passées les premières heures ou tout est merveilleux , tout est beau , le monde est joli et j’aime les fleurs , dans une situation semblable , le Eric se met en mode « désastre absolu » , ce qui a pour conséquence de l’empêcher de s’attacher a celle avec qui la relation est compromise par l’imminence de son départ , cela en ne lui faisant voir que ses défauts , voir même en lui inventant quelques uns si nécessaire .

Non , je refuse de croire que j’ai comparé dans ma tête Lucie a Link , le gnome vert de Zelda , quand elle est venue me retrouver a ma machine a café .

Je n’ai plus jamais été a l’aise avec elle . Et ai fait foirer la relation en un temps record de quelques heures .

Je ne l’ai revue jolie que du jour ou je l’ai vu revenir d’Irlande . Maquée , évidemment .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 17:54

Pendant de trop longues années , mon père , comme la plupart des babas cool repentis , a eut une seule politique en matière d’éducation sexuelle , c'est-à-dire que contrairement a la certes déplorablement maladroite adoptée par le père de Jim dans American pie , mon père a lui décidé de ne jamais en faire du tout , sinon cacher l’existence même d’une théorie autre que celle de la cigogne , des choux et du reste .

 

Sachez que a 16 ans encore , mon gentil papa continuait a sauter hystériquement sur la télécommande pour zapper une scène aussi anodine que deux singes forniquant dans le zoo de Vincennes , dans une des dernières scènes du père noël est une ordure . Si , si .

 

Autrement dit , je suis resté niais un nombre incroyable d’années .

 

Le problème reste que cela m’a posé une réelle difficulté au collège , lors de ma première classe d’éducation sexuelle . Si un certain nombre de personnes peuvent se rappeler le jour ou elles ont compris que le père noël n’existait pas (désolé pour celles et ceux que cette remarque viendrait de déniaiser) , je peux , moi , dire sans le moindre problème le jour ou j’ai compris comment on fait mouflet .

 

Et non , ce n’est pas le jour ou j’ai reçu un mail d’une copine m’informant qu’elle avait fait le test et qu’il était positif . Mais remarque pertinente tout de même .

 

Bon dieu , ce cour … je n’ai probablement jamais été aussi gêné de ma vie que durant cette longue heure , ou une vidéo d’une ringardise a faire frémir la programmation de M6 expliquait sur une atrocement rauque voix off , ces images dont je ne comprenais pas franchement l’étendue .

 

Ah ! Si , il y’avait eu un précédent en matière de gène soudaine et irrésistible , lors de ma première boum en cinquième , lorsque une partie du « jeu de la bouteille » avait été entamée ...

 

La prof ayant décidé que personne ne rate rien de la vidéo , et ayant eu le malheur de me placer comme a mon habitude en fond de classe , je me retrouvais replacé tout devant , en compagnie de 2 autres compagnons d’infortune , et sur un bureau de sciences naturelles , vous voyez ? Ces immenses bureaux particulièrement haut , et surtout , particulièrement incommodes pour dissimuler a ma classe entière et goguenarde un trouble aussi gênant qu’un changement de couleurs du visage aussi rapide que les images se succédant dans un programme que trop éducatif a mon goût .

 

L’histoire fit le tour du collège , chacun s’amusant a me poser des questions d’ordre sexuel dans le but particulièrement peu louable 1° de se foutre ouvertement de ma tronche , 2° de me faire changer de couleur plus vite qu’un caméléon particulièrement habile en la matière .

 
Ma légende était née .
Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 17:53

J’ai pris une habitude assez désastreuse depuis quelques années , qui est de m’enticher d’une fille « trop » , c’est a dire que je la trouve tellement bien que je ne tenterais strictement rien avec elle dans l’absolue certitude que dans le cas contraire , je me verrais opposer un niet cinglant et terriblement éprouvant pour mes pauvres nerfs déjà durement éprouvés .

D’un je suis aussi sur de moi qu’un Parkinsonien au milieu d’un musée du verre , de deux je supporte aussi bien de me faire envoyer bouler par une fille que de me planter une cuillère a café dans l’œil .

Réflexions faites , je n’ai jamais essayé mais je préfère dans le fond la cuillère a café a me faire jeter .

(…)

J’ai fait la connaissance d’Elsa en observant la drague ouvertement explicite que lui faisait un type sur un forum que je gérais . Déjà a l’époque j’ai eu envie de m’immiscer dans la partie , découvrant cependant rapidement que celle ci était trop entamée pour que quoique se soit de raisonné puisse être sous quelque forme que se soit tenté .

2 années passèrent , durant lesquelles je gardais un œil sur la situation d’Elsa et de son mec (nommons le Seb , c’est bien) , situation qui n’avait pas tardé a se dégrader au point que les 2 , ne se parlant plus , s’échangeaient des vacheries par mon intermédiaire , qui n’en demandait pas tant mais rigolait bien en voyant pour une fois un autre que moi se plomber lui même aussi allègrement qu’un témoin dans une affaire de mafia Sicilienne .

N’y tenant plus et ayant en stocks de sombres histoires de son ex a lui narrer (ce qui ne pouvait que nous rapprocher) , je rencontrais un beau jour Elsa , ayant réussi a l’attirer dans mon antre sur une promesse de crêpes , ce qui je l’avoue était un moyen non seulement rudimentaire de drague mais qui m’était également jusque la encore inconnu .

J’ai depuis pris l’habitude d’avoir toujours un sachet de crêpes en stock chez moi .

Elsa ayant eut la désobligeance de passer outre le fait qu’une couche particulièrement peu engageante de champignons flotte dans mon sirop d’érables (j’ai un problème avec la notion de date de péremption) , elle accepta de revenir en compagnie de son nouveau copain a une soirée gentillette que j’organisais chez moi , en compagnie de François que j’avais convaincu de ne pas rester chez lui un samedi soir .

Je me le mets en pense bête : ne plus jamais convaincre un ami de ne pas rester devant sa télévision .

La soirée se passa particulièrement bien , si j’omets le fait que le copain d’Elsa semblait nous observer avec l’air d’une personne ayant enfin trouvé quel usage elle allait pouvoir faire de sa nouvelle tronçonneuse , du fait qu’ayant dit mon intention de partir en collocation a la fin de l’année scolaire , Elsa ait suggéré a son copain de reprendre mon appartement (dur de garder le sourire quand dans sa tête on hurle « ça ne vas pas non ? Personne d’autre que moi ne fera des cochonneries avec toi dans MON appart ! ») , et que François ait récupéré je ne sais comment le mail et téléphone de la belle .

Réflexions faites : Cette soirée était un désastre pour ma pomme , mais j’ignorais encore a ce moment la l’étendue des dégâts , Tchernobiliens disons le …

J’ai commencé a comprendre la tournure improbable des évènements quand 2 jours plus tard , François organisait a son tour une soirée crêpes (voleur de concept !) en compagnie de la belle , a laquelle je ne pouvais me rendre bloqué par un restau anniversaire auquel j’étais tenu par un devoir d’amitié .

J’ai passé la soirée a me morfondre en conjonctures sur ce qui se passait chez François , me rassurant par de naïfs « non , de toute façon il n’est pas intéressé , il est juste gentil , mais oui , bien sur » qui sonnaient étonnement faux jusque dans ma tête .

C’est quand ils m’ont rejoint au billard qu’il m’est apparu que la mission Apollo 13 avait été en son temps moins dans la merde que ma pathétique personne dans son éventuel espoir d’heureux dénouement avec une Elsa . Une complicité aussi éclatante qu’embarrassante était née (le divin enfant) entre eux , la pioche de Sharon Stone ne pouvant a l’évidence n’être d’aucun recours pour se débarrasser d’un pote devenu effroyablement encombrant .

Bah , me disais je . Pas de soucis a se faire tant qu’elle a un copain .
… Elle a bien évidemment quitté son copain 3 jours après .

Après quelques péripéties et des soirées ou mes amis me tançaient sur des « Nooon ? Ce n’est pas elle quand même ? Ah merde , la c’est foutu … » , au point que j’en venais a draguer misérablement l’amie de ma voisine pour apparaître moins looser que je ne le transpirais ( j’ai cherché le pistolet qui abrègerait mes souffrances quand cette dernière m’envoya bouler sur un « Désolé mais c’est François qui me plait … ») , l’inévitable se produisit et Elsa sortie avec François .

C’était oublier que j’ai la vengeance mesquine .

J’entamais des lors une grève de la soirée crêpes qui , au bout de quelques jours , aboutit a une ambiance si électrique qu’Elsa choisi de quitter le François , ce qui vous vous en douterez m’attrista au plus haut point …

… Pour éviter tout risque de rechute , je faisais tout pour que ce dernier sorte avec l’amie de ma voisine qui m’avait éconduit , avec succès .

A peine avais je eu le temps de protéger mes arrières que Elsa avait dans une nouvelle fuite en avant tombé a bouche raccourcie sur mon voisin . Lorsque mon ami Fabien , dans le but certes louable de me consoler , m’envoya le sms « oublie la , elle en vaut pas la peine » , les passants de ma rue eurent l’étrange vision d’un téléphone portable volant dans les airs et s’écrasant sur la façade de l’immeuble en face de chez moi …

(…)

De toute façon , Fabien avait raison . Elle n’en vaut vraiment pas la peine .

C’est d’ailleurs sans doute pour cela qu’il sort aujourd’hui avec elle , a son tour …

Par Le Nico Enchainé - Publié dans : tlse.confidential
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus